À Spokane, les projets dĂ©posĂ©s en mairie rĂ©vĂšlent plusieurs facettes d’un marchĂ© immobilier en mouvement : une ancienne pharmacie de South Hill pourrait accueillir Planet Fitness, un commerce de Division Street doit devenir un lieu de culte et une Ă©cole chrĂ©tienne, tandis qu’un petit immeuble de logements est envisagĂ© prĂšs de Gonzaga Prep. Ces transformations ne se ressemblent pas, mais elles ont un point commun : elles donnent une nouvelle fonction Ă  des sites dĂ©jĂ  intĂ©grĂ©s au quotidien des quartiers.

Le dossier de la salle de sport concerne un vaste local commercial restĂ© libre aprĂšs le dĂ©part de Rite Aid. Celui de Matt Shea porte sur l’acquisition immobiliĂšre d’un bĂątiment de 25 000 pieds carrĂ©s, achetĂ© avec Kingdom Christian Academy, tandis que le projet rĂ©sidentiel de North Hamilton Street prĂ©voit un triplex de quatre Ă©tages. Pour les habitants, les commerçants et les investisseurs, ces opĂ©rations permettent d’observer concrĂštement comment le bien immobilier existant, les coĂ»ts de rĂ©amĂ©nagement et les usages de proximitĂ© façonnent le dĂ©veloppement urbain Ă  Spokane. đŸ™ïž

Planet Fitness à South Hill : une ancienne pharmacie transformée en salle de sport

Sur South Hill, Planet Fitness prĂ©voit de s’installer dans un centre commercial de proximitĂ© situĂ© au 4514 S. Regal St. Le projet a Ă©tĂ© rendu public par une demande de permis de rĂ©novation dĂ©posĂ©e auprĂšs de la ville de Spokane : il s’agit donc d’un amĂ©nagement planifiĂ©, et non d’une salle dĂ©jĂ  ouverte au public. Le local, d’environ 32 000 pieds carrĂ©s, abritait une pharmacie Rite Aid jusqu’en juillet 2025.

Le montant estimĂ© des travaux s’élĂšve Ă  750 000 dollars. À cette Ă©chelle, la reconversion ne consiste pas seulement Ă  installer des appareils d’exercice. Il faut adapter les espaces aux activitĂ©s envisagĂ©es, organiser les circulations, examiner les besoins techniques et faire correspondre le bĂątiment aux exigences d’une salle de sport. Les plans ont Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s par C2 Architecture, une entreprise basĂ©e Ă  Schenectady, dans l’État de New York. Le dossier indique que l’entrepreneur gĂ©nĂ©ral n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©signĂ© et que le chantier fait l’objet d’un appel d’offres.

Un emplacement déjà fréquenté par les habitants

Le futur Ă©tablissement prendrait place dans un ensemble commercial qui compte notamment Ace Hardware comme enseigne principale, ainsi que Round Table Pizza et Ferrante’s Marketplace Cafe Ă  proximitĂ©. Cette composition peut favoriser des visites combinĂ©es : une personne venue acheter du matĂ©riel, rĂ©cupĂ©rer un repas ou faire une course pourrait intĂ©grer une sĂ©ance Ă  son itinĂ©raire. Pour un exploitant, la visibilitĂ© depuis la rue et la prĂ©sence d’autres commerces peuvent contribuer Ă  rendre un local plus facile Ă  repĂ©rer.

Le bĂątiment appartient Ă  la succession de Harlan Douglass. Les documents identifient Chris Maddox, franchisĂ© Planet Fitness basĂ© Ă  Washington, D.C., comme dĂ©posant du projet. La demande d’entretien qui lui avait Ă©tĂ© adressĂ©e n’avait pas reçu de rĂ©ponse au moment du compte rendu initial. Cette absence de commentaire ne modifie pas les Ă©lĂ©ments administratifs disponibles : surface, adresse, budget prĂ©visionnel et architecte sont indiquĂ©s dans la demande de permis.

Si le projet aboutit, ce site serait le quatriĂšme Ă©tablissement Planet Fitness dans le secteur de Spokane : deux se trouvent au nord de la ville, sur N. Newport Highway et W. Northwest Boulevard, et un autre Ă  Spokane Valley, sur E. Sprague Avenue. Cette rĂ©partition suggĂšre une prĂ©sence dĂ©jĂ  installĂ©e Ă  l’échelle rĂ©gionale, sans pour autant garantir Ă  elle seule le calendrier d’ouverture ni la frĂ©quentation de la nouvelle adresse.

Le cas illustre aussi la valeur d’usage d’un local commercial de grande taille. Une pharmacie fermĂ©e laisse derriĂšre elle une surface et une implantation qui peuvent convenir Ă  une activitĂ© diffĂ©rente, Ă  condition que la conversion soit techniquement et Ă©conomiquement viable. Pour dĂ©couvrir d’autres opĂ©rations autour de la marque, cet exemple d’implantation Planet Fitness Ă  Trussville offre un point de comparaison, sans prĂ©juger des spĂ©cificitĂ©s du dossier de Spokane.

La question dĂ©terminante sera donc moins le changement d’enseigne que la capacitĂ© du projet Ă  rĂ©activer un espace vacant et Ă  s’insĂ©rer durablement dans la vie du secteur. 🔑

Immobilier commercial Ă  Spokane : les indices derriĂšre une reconversion

Le projet de South Hill met en lumiĂšre une rĂ©alitĂ© frĂ©quente de l’immobilier commercial : la fermeture d’un commerce ne signifie pas nĂ©cessairement que le bĂątiment perd toute utilitĂ©. Un local conçu pour une activitĂ© de vente peut parfois ĂȘtre adaptĂ© Ă  des services, Ă  condition que sa superficie, son accĂšs et son Ă©tat se prĂȘtent au nouvel usage. Ici, la surface de 32 000 pieds carrĂ©s constitue un Ă©lĂ©ment central, car elle offre un volume important pour un opĂ©rateur de fitness, tout en imposant un chantier consĂ©quent.

Les 750 000 dollars annoncĂ©s sont une estimation de rĂ©novation, pas le prix d’achat du bĂątiment ni une garantie du coĂ»t final. Cette distinction est essentielle lorsqu’on compare des projets. L’acquisition immobiliĂšre, les amĂ©nagements intĂ©rieurs, les Ă©quipements, les frais d’étude et les exigences liĂ©es aux permis correspondent Ă  des postes diffĂ©rents. Les informations communiquĂ©es dans la demande permettent de cerner une partie du montage, mais ne donnent pas le dĂ©tail complet des dĂ©penses ni les conditions financiĂšres du bail Ă©ventuel.

Un projet se lit aussi à travers ses étapes administratives

Un permis de rĂ©novation est un signal concret d’intention : il renseigne sur l’adresse, les travaux envisagĂ©s et les professionnels associĂ©s. Il ne faut toutefois pas le confondre avec une confirmation d’ouverture. Dans ce dossier, l’entrepreneur gĂ©nĂ©ral reste Ă  sĂ©lectionner puisque le projet est en appel d’offres. Une fois cette Ă©tape franchie, la planification du chantier et les validations nĂ©cessaires pĂšseront sur le calendrier rĂ©el.

Pour un commerçant voisin, ces dĂ©tails ont des consĂ©quences pratiques. Un chantier peut modifier temporairement la circulation ou les habitudes de stationnement, tandis qu’une nouvelle activitĂ© peut ensuite attirer des visiteurs Ă  diffĂ©rents moments de la journĂ©e. L’effet n’est jamais uniforme : un Ă©tablissement qui gĂ©nĂšre des dĂ©placements peut bĂ©nĂ©ficier aux enseignes alentour, mais ses besoins en accĂšs et en stationnement doivent ĂȘtre compatibles avec ceux des autres occupants.

Le centre commercial de Regal Street possĂšde dĂ©jĂ  plusieurs commerces susceptibles de crĂ©er des occasions de frĂ©quentation croisĂ©e. C’est un avantage possible, non une preuve de rentabilitĂ©. Un opĂ©rateur devra aussi tenir compte du bassin de clientĂšle, de l’offre concurrente et de la facilitĂ© d’accĂšs depuis les quartiers voisins. Pour une personne qui habite South Hill, la proximitĂ© peut compter autant que la gamme d’équipements ou les horaires proposĂ©s.

Les dossiers de rĂ©novation de salles de sport montrent par ailleurs que l’enveloppe visible d’un bĂątiment ne dit pas tout de son potentiel. Un ancien commerce peut disposer d’une grande aire intĂ©rieure, mais exiger des interventions importantes pour rĂ©pondre au nouvel usage. Le projet de Planet Fitness met donc en relation trois facteurs : une surface disponible, un exploitant prĂȘt Ă  investir et une demande de permis qui formalise le changement envisagĂ©. Un autre exemple de rĂ©amĂ©nagement d’espace de fitness est prĂ©sentĂ© dans cette rĂ©novation d’un grand espace sportif Ă  Raleigh, utile pour comprendre la diversitĂ© des opĂ©rations, sans assimiler les deux chantiers.

Pour suivre le marchĂ© immobilier local, l’indicateur le plus utile n’est pas seulement le nombre de projets annoncĂ©s. Il faut aussi observer s’ils passent des plans aux travaux, puis des travaux Ă  une activitĂ© effectivement ouverte. C’est cette progression qui rĂ©vĂšle si la reconversion rĂ©pond Ă  un besoin durable. 📍

📌 Projet 🏱 Site et usage envisagĂ© đŸ’” DonnĂ©es annoncĂ©es
Planet Fitness Ancienne pharmacie, South Hill 32 000 pieds carrés; rénovation estimée à 750 000 dollars
On Fire Ministries et Kingdom Christian Academy Ancien commerce, N. Division Street 25 000 pieds carrés; travaux estimés à 25 000 dollars
Triplex 3009 N. Hamilton Street Environ 2 600 pieds carrés; construction estimée à 465 000 dollars

Ces trois chiffres dĂ©crivent des opĂ©rations diffĂ©rentes : ils ne se comparent pas comme s’il s’agissait de coĂ»ts au pied carrĂ© identiques, car les travaux, les usages et les pĂ©rimĂštres ne sont pas Ă©quivalents.

Matt Shea et Division Street : un bien acquis pour un ministÚre et une école

Au 7410 N. Division St., un ancien magasin de meubles et de matelas doit ĂȘtre rĂ©amĂ©nagĂ© en espace religieux. Le lieu est associĂ© Ă  On Fire Ministries, organisation fondĂ©e par Matt Shea, ancien reprĂ©sentant rĂ©publicain de l’État de Washington pour Spokane Valley, qui y exerce dĂ©sormais comme pasteur. Une demande de permis de rĂ©novation dĂ©posĂ©e auprĂšs de la ville dĂ©crit le projet, tandis que les registres immobiliers du comtĂ© indiquent un prix d’achat de 2,45 millions de dollars en juillet.

L’acquisition a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e conjointement avec Kingdom Christian Academy, une Ă©cole confessionnelle et coopĂ©rative de partenariat avec les familles, qui accueille des Ă©lĂšves de la prĂ©maternelle Ă  la terminale, selon son site. La structure commune est enregistrĂ©e dans l’État de Washington comme sociĂ©tĂ© Ă  but non lucratif et est gouvernĂ©e par Matt Shea. Les documents citent aussi Marla Loredo, administratrice d’On Fire, Mark Arnold, diacre de l’organisation aprĂšs une carriĂšre en dĂ©veloppement commercial, et Deanna Fridenmaker, Ă©pouse d’un ancien de l’église et notaire.

Un projet de conversion annoncé à un coût limité

Le bĂątiment reprĂ©sente environ 25 000 pieds carrĂ©s, et la demande estime les travaux Ă  25 000 dollars. Ce montant doit ĂȘtre compris comme l’estimation dĂ©clarĂ©e pour le rĂ©amĂ©nagement dĂ©crit, non comme le coĂ»t global de l’acquisition ni comme une Ă©valuation indĂ©pendante de l’état du bien immobilier. Le dossier ne nomme pas encore d’entrepreneur gĂ©nĂ©ral. Wolfe Architecture Group, entreprise de Spokane, a conçu le projet, et la demande a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e par Arnold, qui n’avait pas pu ĂȘtre joint pour commenter au moment du compte rendu initial.

L’adresse se situe Ă  l’est de Noodle Express et partage un vaste parking avec Michaels, Hobby Lobby et Grocery Outlet. Cette implantation place le futur site au contact d’activitĂ©s commerciales dĂ©jĂ  bien identifiĂ©es. Elle pose aussi des questions d’organisation trĂšs concrĂštes : comment rĂ©partir le stationnement entre commerces et activitĂ©s programmĂ©es, comment gĂ©rer les arrivĂ©es lors des rassemblements et comment assurer une circulation fluide autour d’un espace de cette taille ? Les documents disponibles ne dĂ©taillent pas ces modalitĂ©s, mais elles font partie des enjeux habituels d’une reconversion accueillant du public.

Le site de l’organisation prĂ©sente On Fire Ministries comme un groupe qui considĂšre la Bible comme la parole faisant autoritĂ© et met l’accent sur la discipline, le culte contemporain, la priĂšre collective et l’expression de la foi. Il affiche Ă©galement l’ambition de transformer des vies, de rĂ©veiller les villes et de discipliner les nations. Ces orientations dĂ©crivent la vocation revendiquĂ©e par le ministĂšre; elles ne remplacent pas les informations d’urbanisme contenues dans la demande de permis.

Le parcours public de Matt Shea constitue un autre Ă©lĂ©ment de contexte. En 2019, aprĂšs une enquĂȘte commandĂ©e par la Chambre des reprĂ©sentants de l’État de Washington, il a Ă©tĂ© exclu du caucus rĂ©publicain de la Chambre. Selon des articles du Spokesman-Review relatant cette enquĂȘte, celle-ci a conclu qu’il avait participĂ© Ă  des actes de terrorisme intĂ©rieur liĂ©s Ă  la prise armĂ©e de la rĂ©serve faunique nationale de Malheur, dans l’Oregon, en 2016. Cette information relĂšve de son histoire politique; elle doit ĂȘtre distinguĂ©e des donnĂ©es vĂ©rifiables sur l’achat et le permis de rĂ©novation du bĂątiment.

Pour les riverains, le changement d’usage dĂ©pendra finalement de la maniĂšre dont le lieu fonctionnera au quotidien : frĂ©quence des rassemblements, activitĂ©s scolaires et gestion des accĂšs. La transformation de Division Street associe donc une transaction majeure, une organisation religieuse et un projet Ă©ducatif, avec des effets de voisinage Ă  suivre. đŸ«

Réaménager un ancien commerce sur Division Street : usages, voisinage et accÚs

La reconversion du local de Division Street illustre un autre arbitrage que celui d’une salle de sport. Ici, le projet associe un ministĂšre et une Ă©cole, deux activitĂ©s qui peuvent gĂ©nĂ©rer des rythmes d’occupation diffĂ©rents : les rassemblements religieux peuvent se concentrer sur des crĂ©neaux particuliers, tandis qu’un Ă©tablissement scolaire suit le calendrier des cours et des dĂ©placements familiaux. Le bĂątiment existant fournit une grande enveloppe, mais l’organisation intĂ©rieure doit permettre de distinguer les espaces et les usages qui y seront effectivement autorisĂ©s.

Les piĂšces administratives disponibles font Ă©tat d’une surface d’environ 25 000 pieds carrĂ©s, d’une estimation de travaux de 25 000 dollars et d’une conception par Wolfe Architecture Group. Elles ne prĂ©cisent pas l’ensemble des amĂ©nagements, ni la rĂ©partition exacte entre les besoins d’On Fire Ministries et ceux de Kingdom Christian Academy. Il serait donc imprudent d’inventer un nombre de salles, une capacitĂ© d’accueil ou un calendrier d’ouverture. L’analyse peut nĂ©anmoins s’appuyer sur les enjeux que soulĂšve un bĂątiment de cette taille.

Stationnement et circulation : les questions immédiates

Le partage d’un grand parking avec Michaels, Hobby Lobby et Grocery Outlet est un Ă©lĂ©ment central de l’implantation. Une Ă©cole peut entraĂźner des arrivĂ©es et des dĂ©parts rĂ©guliers aux heures de dĂ©but et de fin des cours, alors que les commerces alentour connaissent leurs propres pĂ©riodes de pointe. De mĂȘme, des Ă©vĂ©nements religieux peuvent concentrer les dĂ©placements sur certaines plages horaires. Une bonne coordination des accĂšs et une signalisation lisible rĂ©duisent les frictions entre usagers.

Pour un parent, le fonctionnement concret du site compte autant que sa localisation : oĂč dĂ©poser un enfant, comment traverser le parking en sĂ©curitĂ©, et quelles entrĂ©es utiliser ? Pour les autres commerçants, la question porte plutĂŽt sur le maintien de places disponibles pour leur clientĂšle. Ce sont des exemples de prĂ©occupations possibles, et non des problĂšmes Ă©tablis dans le dossier. Leur rĂ©solution dĂ©pendra des plans dĂ©taillĂ©s et de la façon dont les occupants organisent leur activitĂ©.

La prĂ©sence de plusieurs usages peut aussi rendre la transformation plus efficace qu’un bĂątiment rĂ©servĂ© Ă  une seule fonction, si les espaces sont adaptĂ©s et les horaires compatibles. Les Ă©quipements partagĂ©s ou les zones polyvalentes peuvent accroĂźtre l’utilitĂ© du lieu, mais cette flexibilitĂ© demande une conception cohĂ©rente. Un projet architectural doit ainsi mettre en accord l’accueil du public, les besoins de l’école et ceux des rassemblements, tout en respectant les rĂšgles applicables.

Un autre point important tient Ă  la diffĂ©rence entre prix d’achat et coĂ»t de rĂ©novation. Les 2,45 millions de dollars enregistrĂ©s pour l’acquisition renseignent sur le montant de la transaction, tandis que les 25 000 dollars inscrits dans la demande correspondent Ă  l’estimation des travaux dĂ©clarĂ©s. Sans ventilation complĂšte, il est impossible d’en dĂ©duire le budget total du projet, les conditions de financement ou la valeur future du site. Cette lecture prudente Ă©vite de confondre des donnĂ©es de nature diffĂ©rente.

Enfin, le voisinage commercial pourrait bĂ©nĂ©ficier d’une frĂ©quentation plus diversifiĂ©e, mais ce rĂ©sultat n’est pas automatique. La proximitĂ© d’une Ă©cole, d’un lieu de culte et de magasins crĂ©e un environnement mixte; son Ă©quilibre se construit grĂące aux accĂšs, aux horaires et Ă  la qualitĂ© des Ă©changes avec les riverains. Dans ce dossier, l’enjeu ne se limite donc pas Ă  changer l’enseigne d’un ancien magasin : il s’agit d’intĂ©grer plusieurs fonctions dans un site dĂ©jĂ  frĂ©quentĂ©. 🚗

Le suivi du permis et des travaux permettra de voir comment cette ambition se traduit dans l’espace, avant que le projet rĂ©sidentiel de North Hamilton Street ne donne un autre aperçu des transformations en cours Ă  Spokane.

Triplex prĂšs de Gonzaga Prep : un nouveau logement sur North Hamilton Street

À environ deux pĂątĂ©s de maisons Ă  l’ouest de Gonzaga Prep, un promoteur prĂ©voit de construire un triplex au 3009 N. Hamilton St. La demande de permis dĂ©posĂ©e auprĂšs de la ville de Spokane dĂ©crit un bĂątiment d’environ 2 600 pieds carrĂ©s et haut de quatre Ă©tages. Le coĂ»t de construction estimĂ© dans les documents atteint 465 000 dollars. Contrairement aux deux projets commerciaux prĂ©cĂ©dents, celui-ci vise Ă  ajouter des logements plutĂŽt qu’à rĂ©utiliser un espace de vente ou de service.

Le dossier a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© par Rick Tennehill, entrepreneur basĂ© Ă  Nine Mile Falls, qui possĂšde le terrain depuis plusieurs dĂ©cennies. Le projet a Ă©tĂ© conçu par Kevin McKee Architecture, une firme Ă©tablie Ă  Spokane, et Tennehill doit lui-mĂȘme rĂ©aliser la construction, selon les informations communiquĂ©es. Cette combinaison d’un propriĂ©taire de longue date, d’un concepteur local et d’un constructeur directement impliquĂ© donne au projet une configuration diffĂ©rente de celle d’une opĂ©ration portĂ©e par un grand promoteur institutionnel.

Une parcelle urbaine mobilisée pour plusieurs logements

Le terme triplex dĂ©signe ici un bĂątiment destinĂ© Ă  accueillir trois logements. Une construction de quatre Ă©tages sur une emprise d’environ 2 600 pieds carrĂ©s peut reprĂ©senter une maniĂšre d’utiliser plus intensĂ©ment une parcelle situĂ©e dans un secteur dĂ©jĂ  urbanisĂ©. Les documents mentionnent aussi la proximitĂ© de l’intersection d’E. Euclid Avenue et de N. Nevada Street, Ă  un peu plus d’un pĂątĂ© de maisons. Cette localisation rattache le projet Ă  un quartier oĂč les Ă©tablissements scolaires, les rues rĂ©sidentielles et les dĂ©placements locaux se cĂŽtoient.

Le nombre de logements ne suffit toutefois pas Ă  Ă©valuer l’effet d’un projet. La disposition des entrĂ©es, la gestion des dĂ©chets, les espaces de stationnement Ă©ventuellement prĂ©vus et les raccordements aux rĂ©seaux font partie des Ă©lĂ©ments qui dĂ©terminent son insertion. Les informations disponibles ne dĂ©taillent pas ces points; il convient donc de s’en tenir aux paramĂštres confirmĂ©s, soit l’adresse, la hauteur, la surface approximative, le budget estimĂ© et les professionnels associĂ©s.

La proximitĂ© d’un Ă©tablissement scolaire invite aussi Ă  rĂ©flĂ©chir aux dĂ©placements. De futurs rĂ©sidents pourraient se dĂ©placer Ă  pied ou en voiture selon leurs besoins et l’amĂ©nagement des rues. L’impact rĂ©el dĂ©pendra des mĂ©nages qui occuperont les unitĂ©s, des accĂšs au site et des habitudes locales. On ne peut pas dĂ©duire du seul mot « triplex » le profil des locataires, les loyers ou la disponibilitĂ© future des appartements.

Le coĂ»t annoncĂ© de 465 000 dollars est un montant estimatif de construction figurant dans la demande, non un prix de vente futur ni une mesure complĂšte de rentabilitĂ©. Les coĂ»ts liĂ©s au terrain, aux Ă©tudes, aux raccordements et aux Ă©ventuelles modifications peuvent relever d’autres postes. Les comparer directement aux rĂ©novations des deux projets commerciaux serait trompeur : les travaux de construction neuve et la remise en Ă©tat d’un local existant n’ont pas le mĂȘme pĂ©rimĂštre.

Pour un propriĂ©taire qui dĂ©tient un terrain depuis longtemps, la dĂ©cision de bĂątir dĂ©pend souvent de la possibilitĂ© de faire correspondre les rĂšgles d’urbanisme, le coĂ»t des matĂ©riaux et la demande locale. Ici, la demande administrative constitue une Ă©tape de cette dĂ©marche, mais elle ne fournit pas Ă  elle seule la preuve que le bĂątiment est achevĂ© ou dĂ©jĂ  occupĂ©. Un lecteur peut donc suivre l’évolution du permis pour distinguer le projet annoncĂ© de sa rĂ©alisation effective.

Ce triplex apporte une dimension rĂ©sidentielle au tableau des opĂ©rations de Spokane : lĂ  oĂč Planet Fitness et On Fire Ministries rĂ©affectent des locaux commerciaux, le projet de Hamilton Street propose une construction neuve de trois logements. Le contraste rappelle que le dĂ©veloppement d’un quartier dĂ©pend Ă  la fois de la rĂ©utilisation de bĂątiments existants et de la crĂ©ation de nouvelles capacitĂ©s d’habitation. đŸ˜ïž

  • đŸ‹ïž South Hill : une ancienne pharmacie pourrait devenir une salle de sport Planet Fitness de 32 000 pieds carrĂ©s.
  • â›Ș Division Street : un ancien commerce est destinĂ© Ă  On Fire Ministries et Ă  Kingdom Christian Academy.
  • 🏠 North Hamilton Street : un triplex de quatre Ă©tages est proposĂ© prĂšs de Gonzaga Prep.
  • 📄 À surveiller : les permis, la dĂ©signation des entrepreneurs et le passage des projets annoncĂ©s aux travaux rĂ©els.

Ces dossiers montrent trois voies distinctes pour faire évoluer le parc immobilier : adapter une grande surface commerciale, accueillir de nouveaux usages collectifs ou construire des logements supplémentaires.

Questions fréquentes sur Planet Fitness, Matt Shea et les projets immobiliers de Spokane

Planet Fitness a-t-il déjà ouvert à South Hill ?

Les informations disponibles dĂ©crivent un projet de rĂ©novation et une demande de permis pour le site du 4514 S. Regal St. Elles ne confirment pas encore l’ouverture de la salle.

Quelle Ă©tait l’activitĂ© prĂ©cĂ©dente du local de South Hill ?

Le bĂątiment d’environ 32 000 pieds carrĂ©s accueillait une pharmacie Rite Aid, qui a fermĂ© ce site en juillet 2025.

Quel montant a été payé pour le bien de Division Street ?

Les registres immobiliers du comtĂ© de Spokane indiquent une acquisition Ă  2,45 millions de dollars en juillet. Le dossier associe l’achat Ă  On Fire Ministries et Kingdom Christian Academy.

Que prévoit le projet prÚs de Gonzaga Prep ?

La demande concerne un triplex de quatre Ă©tages d’environ 2 600 pieds carrĂ©s, au 3009 N. Hamilton St. Le coĂ»t de construction estimĂ© est de 465 000 dollars.